La biodiversité, ou diversité biologique, désigne deux grandes caractéristiques : la variété et la variabilité de la vie sur Terre. La variété de la vie sur terre est une notion correspondant par exemple au nombre d’espèces au sein des grands règnes en biologie, décomposés finement d’après la taxonomie du fameux suédois Carl von Linné à travers un système d’entonnoir aboutissant à la description du genre puis de l’espèce.
- 🌍 La biodiversité combine la variété (nombre d’espèces) et la variabilité (différences au sein des espèces).
- 📅 Elle est célébrée chaque année le 22 mai lors de la Journée internationale de la biodiversité (ONU).
- ⚖️ L’expansion de Sapiens est un exemple de la relation complexe entre l'augmentation de la variabilité pour une espèce, et les conséquences sur la variété des autres espèces (extinctions, Anthropocène).
Au sein de chaque espèce, les mécanismes de l’évolution impliquent des possibilités infinies de différences génétiques et phénotypiques entre chaque individu : c’est la variabilité. Ces deux notions de variété et variabilité sont regroupées sous la dénomination, si fondamentale et universalisée que les phénomènes de greenwashing (que l'on peut traduire par écoblanchiment en français, mais cela évoque plutôt une marque de lessive) lui ont parfois fait perdre son sens, de biodiversité. Et l’ONU a décidé de fêter la biodiversité chaque 22 mai.
La biodiversité, caractérisée par ces deux notions, est donc un concept difficile à quantifier : si le nombre d’espèces est théoriquement extrapolable, et actuellement estimé à plus de dix millions, dont la large majorité n’a pas encore été identifiée et décrite, la variabilité génétique l’est moins : la quantité totale de paires de bases d’ADN sur terre est estimée à plus de 5x10e37 ; sa masse dépasse 550 gigatonnes de carbone. Et l’une n’est pas le reflet de l’autre : lorsqu’une espèce prolifère dans un environnement favorable pour elle, sa diversité génétique tend à augmenter : c’est le cas pour Sapiens, même si notre espèce porte encore l’empreinte de goulots d’étranglement anciens qui la rendent paradoxalement plus faible que celle de certaines autres espèces de primates. Notre impact sur la variété des autres espèces, en parallèle, peut être défavorable et responsable de l’extinction de certaines, phénomène auquel on assiste au cours de cette période contestée et décrite par certains spécialistes comme l’Anthropocène.
Dans une moindre mesure, de nouvelles espèces peuvent émerger au sein même de l'environnement transformé par une espèce prolifique : on assiste alors à une augmentation locale de variété et de variabilité du microbiote et des microorganismes pathogènes pour cette espèce, et parfois l’un d’eux peut survivre à son hôte et se propager : il est alors responsable d’une épidémie, d’une pandémie, et dans la situation extrême d'une infection catastrophique, d'un éventuel goulot d’étranglement génétique chez l'hôte.
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Gènes et Cie